Quand on me demande quel est l’appareil photo reflex argentique le plus solide que j’ai dans ma collection de près de 200 boîtiers, je réponds sans hésiter : le Canon FTb. Ce reflex 35mm lancé en mars 1971 en même temps que le légendaire F-1 professionnel incarne tout ce que j’aime dans la photo mécanique : robustesse à toute épreuve, simplicité d’utilisation et fiabilité sans faille. Le FTb était la réponse de Canon au Nikkormat, un appareil destiné aux amateurs exigeants qui voulaient la qualité du F-1 sans en payer le prix prohibitif. Et franchement, pour la plupart des usages, le FTb fait exactement le même travail que son grand frère professionnel.
Le badge « QL » sur la face avant signifie « Quick Load », un système ingénieux de chargement rapide du film que j’adore utiliser, surtout quand je change de pellicule en pleine séance. Vous posez simplement la pellicule sur la bobine réceptrice, fermez le dos, et le film s’enroule automatiquement. Fini les galères de chargement ! Canon a légèrement révisé le FTb en 1973 avec le FTb-N (parfois appelé FTb-n), reconnaissable à son embout en plastique sur le levier d’armement, un cache sur la prise flash et surtout, l’affichage de la vitesse d’obturation dans le viseur sur un disque rotatif transparent.

Sommaire
Points forts et points faibles
| Points forts | Points faibles |
|---|---|
| Construction métallique ultra-robuste, réputée comme l’une des plus solides jamais fabriquées par Canon | Poids conséquent : 750g sans objectif, ce n’est pas un compact |
| Obturateur entièrement mécanique fonctionnant sans pile (seule la cellule nécessite une pile) | Pile au mercure PX625 1,35V obsolète nécessitant des alternatives modernes |
| Système Quick Load (QL) facilitant grandement le chargement de la pellicule | Viseur moins lumineux que certains concurrents de l’époque |
| Compatibilité avec toute la gamme d’objectifs Canon FD (et FL en mode stop-down) | Pas de possibilité d’ajout de moteur ou de viseur interchangeable contrairement au F-1 |
| Mesure TTL à pleine ouverture avec les objectifs FD | Mesure de lumière limitée à 12% au centre du viseur |
| Prix très abordable sur le marché de l’occasion (50-150€) | Obturateur en tissu caoutchouté (moins durable que le titane du F-1) |

Sa place dans l’histoire de la photographie
Le Canon FTb marque un tournant stratégique majeur pour Canon en 1971. En lançant simultanément le F-1 professionnel et le FTb « prosumer », Canon s’attaquait frontalement à Nikon qui dominait alors le marché avec ses Nikon F et Nikkormat. Le FTb coûtait environ 35 000 yens au Japon à sa sortie, soit la moitié du prix d’un F-1, tout en offrant 90% de ses capacités.
L’innovation principale du FTb réside dans l’adoption de la monture FD, évolution de la monture FL qui permet la mesure de lumière à pleine ouverture. Cela représentait un confort d’utilisation considérable à l’époque : plus besoin de refermer manuellement le diaphragme pour mesurer la lumière, le viseur reste lumineux en permanence. Le FTb était aussi équipé du système SMS (Shockless Mirror System) qui réduisait considérablement les vibrations au déclenchement.
Bien qu’il ne soit pas révolutionnaire techniquement, le FTb s’est imposé comme un best-seller absolu grâce à son excellent rapport qualité/prix et sa réputation de fiabilité légendaire. Il a accompagné des générations d’étudiants en photographie, de reporters et d’amateurs passionnés jusqu’à son retrait du catalogue fin 1977, remplacé par le Canon A-1 qui inaugurait l’ère de l’automatisation électronique.

Caractéristiques techniques
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Type | Reflex 35mm mono-objectif, entièrement mécanique |
| Format | Pellicule 135 (24x36mm) |
| Monture | Canon FD (compatible FL en mode stop-down) |
| Obturateur | Plan focal horizontal à rideaux en tissu caoutchouté |
| Vitesses d’obturation | 1 sec à 1/1000 sec + B (pose longue) |
| Synchro flash | 1/60 sec (flash électronique), toutes vitesses (ampoule) |
| Viseur | Pentaprisme fixe, écran de visée Fresnel avec microprisme central |
| Couverture viseur | 92% de l’image |
| Mesure de lumière | TTL à pleine ouverture, cellule CdS |
| Zone de mesure | 12% au centre du cadre (mesure partielle) |
| Sensibilités | ISO 25 à 2000 |
| Système de mesure | Aiguille mobile à faire coïncider avec un disque |
| Retardateur | 10 secondes (fait aussi office de levier stop-down et relevage miroir) |
| Système de chargement | Quick Load (QL) |
| Expositions multiples | Oui, par réarmement de l’obturateur |
| Relevage du miroir | Oui, via le levier stop-down verrouillé |
| Griffe porte-accessoire | Griffe ISO avec 2 contacts additionnels pour flashes Canon dédiés |
| Prise synchro | Oui, prise PC avec cache protecteur (version FTb-N) |
| Alimentation | 1 pile PX625 1,35V (mercure) pour la cellule uniquement |
| Dimensions | 144 x 93 x 43 mm |
| Poids | 750g (boîtier nu) |
| Finitions | Chrome (85-88% de la production) ou noir (12-15%) |
| Années de production | 1971-1977 (FTb-N à partir de 1973) |
Quelle pile pour le Canon FTb ?
Ah, la fameuse question de la pile ! Le Canon FTb nécessite une pile PX625 de 1,35V au mercure, devenue introuvable depuis l’interdiction des batteries au mercure pour des raisons environnementales. Mais pas de panique, j’ai testé plusieurs solutions dans ma pratique quotidienne.
La pile ne sert qu’à alimenter la cellule de mesure de lumière. L’obturateur étant entièrement mécanique, le boîtier fonctionne parfaitement sans pile, il suffit alors d’utiliser la règle du « Sunny 16 » ou un posemètre externe. C’est d’ailleurs un de mes arguments préférés quand je pars en voyage dans des zones reculées : pas de batterie à recharger !
Pour ceux qui veulent utiliser la cellule intégrée, plusieurs alternatives existent :
Ma solution préférée : les piles zinc-air WeinCell MRB625 qui délivrent exactement 1,35V comme les anciennes piles au mercure. Elles garantissent une mesure précise sans modification ni compensation. L’inconvénient ? Elles se déchargent en quelques mois même sans utilisation, car la réaction chimique commence dès qu’on retire le film protecteur. Je les réserve donc aux sessions photo intensives.
Commandez vos piles PX625 ici – Livraison rapide
La solution économique : les piles alcalines LR44 ou 625A qui délivrent 1,5V. Elles provoquent théoriquement une sous-exposition d’environ 1/3 de diaphragme car la cellule « pense » qu’il y a plus de lumière. Dans la pratique, avec de la pellicule négative qui a une grande latitude d’exposition, je n’ai jamais eu de problème. On peut aussi compenser en réglant la sensibilité ISO à 100 au lieu de 400 par exemple.
L’astuce bricolage : utiliser des piles bouton pour appareils auditifs de 1,4V avec un petit espaceur en caoutchouc ou en fil électrique dénudé pour combler l’espace. Ça fonctionne très bien et c’est ultra-économique.
Le compartiment à pile se trouve sur l’épaule gauche du boîtier, sous un couvercle vissé qu’on ouvre avec une pièce de monnaie. La polarité est indiquée à l’intérieur : négatif vers l’intérieur du boîtier, positif vers le ressort du couvercle.
Astuce pro : Je commande toujours mes piles de remplacement PX625 par lot de 3 ou 4 pour en avoir toujours une de rechange dans mon sac photo. Ça évite les mauvaises surprises en pleine session !
Accessoires et options spécifiques
Le Canon FTb n’était pas conçu comme un système modulaire comme le F-1, mais disposait tout de même d’accessoires dédiés :
Objectifs compatibles : Toute la gamme Canon FD (134 objectifs produits de 1971 à 1992), des fisheyes 7,5mm aux super-téléobjectifs 1200mm. Les objectifs FL fonctionnent également en mode stop-down. Les optiques standards vendues avec le boîtier étaient généralement le 50mm f/1.8, le 50mm f/1.4 ou plus rarement le 55mm f/1.2.
Filtres : Le FTb acceptait toute la gamme de filtres vissants Canon. Les filtres que je recommande particulièrement :
- Filtre R1 (rouge) pour accroître le contraste en noir et blanc ou pour la pellicule infrarouge
- Filtres BW Y1 (jaune), O1 (orange) et G1 (vert) pour le contrôle du contraste en N&B
- Filtre Skylight pour harmoniser le ciel bleu et les ombres
- Filtres correcteurs de couleur CCA et CCB pour adapter les pellicules aux sources lumineuses
Flashes : Le FTb dispose d’une griffe ISO standard avec deux contacts supplémentaires pour les flashes Canon dédiés comme le Speedlite 199A qui permettaient le système CAT (Canon Auto Tuning) pour l’exposition automatique au flash. Mais n’importe quel flash standard fonctionne via la griffe ou la prise PC synchro.
Autres accessoires :
- Chercheur d’angle Canon Angle Finder B pour la photo en contre-plongée ou plongée
- Bonnette de viseur pour les porteurs de lunettes
- Différents verres correcteurs de visée (-5 à +3 dioptries)
- Sangle en cuir Canon d’origine
- Étuis en cuir souple ou semi-rigide
- Télécommande mécanique avec câble déclencheur standard
Ce qui n’est PAS disponible : Contrairement au F-1, le FTb ne peut pas recevoir de viseur interchangeable, d’écran de visée interchangeable sans outils, de dos magasin pour film en vrac, ni de moteur ou d’entraînement motorisé. C’était le compromis pour réduire les coûts.

6 photographes célèbres ayant utilisé le Canon FTb
1. Vétérans de la guerre du Vietnam
De nombreux soldats américains stationnés au Vietnam ont acheté leur premier reflex sur place, souvent des Canon FTb vendus dans les PX (magasins militaires). Ces appareils ultra-robustes ont survécu à des conditions extrêmes : chaleur, humidité tropicale, poussière, chocs. Plusieurs témoignages d’anciens combattants racontent comment leur FTb a continué de fonctionner après avoir servi de projectile ou de poids improvisé ! Ces boîtiers sont rentrés aux États-Unis avec leurs propriétaires et beaucoup fonctionnent encore parfaitement 50 ans plus tard, témoins silencieux d’une époque troublée.
2. Les smokejumpers (parachutistes-pompiers)
Ces pompiers qui se parachutent dans des zones forestières inaccessibles pour combattre les incendies ont longtemps privilégié le Canon FTb pour documenter leur travail. Dans les années 70-80, plusieurs équipes de smokejumpers utilisaient des FTb car ces appareils pouvaient supporter les sauts en parachute, les chocs, la fumée et la chaleur intense. Le fait que le boîtier fonctionne sans pile était crucial quand on était isolé en forêt pendant plusieurs jours. L’un d’eux racontait : « Mon FTb a survécu à une chute de 3 mètres contre un rocher. Le 50mm était cassé net, mais le boîtier marchait encore. »
3. Étudiants photographes des années 70
Le FTb était LA caméra d’apprentissage dans les écoles de photographie américaines et européennes entre 1971 et 1977. Son fonctionnement entièrement manuel forçait les étudiants à comprendre vraiment l’exposition, et sa construction robuste résistait aux manipulations répétées et aux erreurs de débutants. Des milliers de photographes professionnels actuels ont fait leurs armes sur un FTb emprunté à l’école ou acheté d’occasion. Le système de mesure par aiguille mobile était pédagogique : on voyait physiquement comment l’ouverture et la vitesse influençaient l’exposition.
4. Routards en Amérique du Sud
Les backpackers des années 70-80 privilégiaient le FTb pour documenter leurs périples en Amérique du Sud. Sa robustesse permettait de supporter les conditions de voyage difficiles (routes poussiéreuses, humidité des Andes, températures extrêmes du désert d’Atacama). J’ai rencontré un voyageur argentin qui utilisait encore aujourd’hui le FTb que son père avait ramené d’un voyage de deux ans à travers le continent en 1975. L’appareil avait traversé la Patagonie, l’Amazonie et les hauts plateaux boliviens, et n’avait jamais eu besoin d’une révision !
5. Photojournalistes free-lance
Bien que le F-1 était la référence pour les pros, de nombreux photojournalistes free-lance des années 70 utilisaient le FTb comme boîtier secondaire ou principal pour des raisons économiques. Le FTb coûtait moitié prix mais produisait des images de qualité identique. Plusieurs photographes couvrant les manifestations étudiantes en Europe ou les événements sportifs locaux se fiaient au FTb qui ne les a jamais lâchés. Son poids substantiel était même un avantage pour stabiliser les longues focales à main levée.
6. Photographes amateurs passionnés
Le FTb a créé une génération entière d’amateurs éclairés qui sont restés fidèles à Canon toute leur vie. J’ai dans ma collection un FTb noir acheté neuf en 1975 par un ingénieur qui l’a utilisé pendant 40 ans pour photographier sa famille, ses voyages et ses passions. Il l’a finalement vendu quand sa vue a décliné, mais m’a confié : « Ce boîtier m’a appris la photographie. Pas de modes automatiques, pas de triche. Juste toi, la lumière et le moment décisif. » Ce genre d’histoire, j’en entends régulièrement. Le FTb n’était peut-être pas glamour comme un Leica, mais il était l’ami fidèle qui ne vous lâchait jamais.
Le Canon FTb en 2025 : bonne idée ?
Absolument oui, et je vais vous expliquer pourquoi le FTb reste un excellent choix en 2025.
Les arguments pour :
Côté prix, c’est imbattable. Entre 50 et 150€ pour un ensemble boîtier + 50mm f/1.8 en bon état, c’est un point d’entrée idéal dans la photo argentique. Les objectifs Canon FD sont également très abordables sur le marché de l’occasion (15 à 100€ pour les focales courantes) et de très bonne qualité optique, surtout les versions S.S.C. (Super Spectra Coating).
La robustesse légendaire du FTb signifie que même des exemplaires de 50 ans fonctionnent encore parfaitement. Dans ma pratique, j’ai trois FTb qui tournent régulièrement et je n’ai jamais eu de panne. L’obturateur mécanique et la construction métallique ont prouvé leur longévité. Contrairement aux reflex électroniques des années 80-90, il n’y a pas de circuits imprimés fragiles ou de composants impossibles à remplacer.
Pour apprendre la photographie, le FTb est exceptionnel. Son fonctionnement 100% manuel vous force à comprendre le triangle d’exposition. Le système de mesure par aiguille est intuitif et visuel. Vous voyez immédiatement l’effet de chaque réglage. C’est exactement ce que je recherche quand je veux ralentir et être plus contemplatif dans ma pratique.
Le système de chargement Quick Load est un vrai plus au quotidien. Après avoir galéré avec des Leica M ou des Nikon F, charger une pellicule sur un FTb est un vrai bonheur. Ça prend 10 secondes en pleine lumière.
Les limites à considérer :
Le poids de 750g peut rebuter si vous cherchez la compacité. Pour mes voyages où je privilégie la légèreté, je prends plutôt un compact ou un Olympus OM. Mais pour de la photo contemplative ou en local, le poids du FTb contribue à sa stabilité.
La monture Canon FD est un système fermé. Contrairement à Nikon qui a conservé la monture F pendant des décennies, ou Pentax avec sa monture K, les objectifs FD ne se montent sur aucun autre système sans adaptateur complexe. Si vous rêvez de passer un jour au numérique tout en gardant vos optiques, ce n’est pas la bonne monture. Mais si vous êtes dans une démarche 100% argentique, ce n’est pas un problème.
Le viseur n’est pas le plus lumineux de sa génération. Un Olympus OM-1 ou même un Pentax K1000 offrent des viseurs plus clairs. Mais c’est un défaut mineur dans la pratique courante.
Mon verdict personnel : Si vous débutez en argentique ou si vous cherchez un reflex robuste pour un usage régulier sans vous ruiner, foncez sur un Canon FTb. C’est probablement le meilleur rapport qualité/prix/fiabilité du marché de l’occasion actuel. Moi qui possède près de 200 boîtiers, le FTb reste dans mon top 10 des appareils que je sors régulièrement. C’est simple, efficace, fiable. Que demander de plus ?
Alternatives dans la même gamme
Si le Canon FTb vous intéresse mais que vous voulez explorer d’autres options similaires, voici mes recommandations en 2025 :
Canon F-1 (1971-1981)
Prix : 150-400€
Le grand frère professionnel du FTb. Obturateur en titane, construction encore plus robuste, système modulaire avec viseurs et écrans de visée interchangeables, possibilité d’ajouter un moteur. La différence de qualité d’image avec le FTb ? Nulle. La différence de prix ? Significative. Si vous avez le budget et que vous voulez le prestige du matériel pro, allez-y. Sinon, le FTb fera exactement le même travail pour la moitié du prix. J’ai les deux dans ma collection et j’utilise le FTb plus souvent car il est plus léger et je n’ai pas peur de l’abîmer.
Canon AE-1 (1976-1984)
Prix : 100-200€
Le successeur spirituel du FTb avec automatisation. L’AE-1 propose la priorité à l’ouverture, ce qui plaît aux débutants. Construction plus plastique, moins robuste, mais très bon appareil. Si vous voulez un mode semi-automatique pour faciliter la prise de vue, c’est un excellent choix. Personnellement, je préfère la simplicité mécanique du FTb, mais l’AE-1 est plus moderne et plus facile d’accès. Attention au « syndrome AE-1 » où le miroir peut se bloquer : vérifiez bien l’état avant achat.
Canon A-1 (1978-1985)
Prix : 150-300€
Le couteau suisse de la gamme A-series. Modes programme, priorité vitesse, priorité ouverture, tout manuel. C’est l’appareil le plus polyvalent de Canon dans les années 70-80. Un peu plus cher que le FTb mais avec beaucoup plus de fonctionnalités. Si vous aimez avoir toutes les options et que vous trouvez le tout manuel du FTb trop contraignant, l’A-1 est parfait. Je l’utilise quand je veux shooter plus rapidement ou quand je prête un boîtier à quelqu’un de moins expérimenté. Son seul défaut sera l’électronique qui peut être source de panne et empêchera d’utiliser le boîtier si défaut il y a , contrairement au FTb.
Voic mon essai du Canon A-1 ici.
Nikkormat FTn (1967-1975)
Prix : 100-250€
Le concurrent direct du FTb chez Nikon. Construction ultra-robuste, viseur excellent, monture Nikon F compatible avec des milliers d’objectifs vintage et modernes. L’avantage principal : les objectifs Nikkors se montent sur les reflex numériques Nikon actuels (avec quelques limitations). Si vous envisagez un jour de passer au numérique Nikon, c’est un bon investissement. Le FTn est légèrement plus lourd que le FTb et son système de réglage ISO/vitesse couplé est moins intuitif, mais c’est du matériel pro incassable.
Pentax K1000 (1976-1997)
Prix : 150-300€
L’autre légende des appareils d’apprentissage. Ultra-simple, ultra-fiable, ultra-populaire. Plus léger que le FTb (620g), viseur très lumineux, ergonomie exemplaire. Les objectifs Pentax K sont excellents et abordables. Le K1000 est devenu cher ces dernières années à cause de sa popularité sur les réseaux sociaux, mais il mérite sa réputation. Si vous trouvez un FTb et un K1000 au même prix, les deux sont d’excellents choix. Le K1000 est légèrement plus compact, le FTb légèrement plus robuste.
Olympus OM-1 (1972-1979)
Prix : 200-400€
Le reflex le plus compact de sa génération. Viseur magnifique, construction exemplaire, ergonomie révolutionnaire. Plus cher que le FTb mais tellement agréable à utiliser. Si la compacité et le poids sont des priorités, l’OM-1 est imbattable. Les objectifs Zuiko sont excellents mais souvent plus chers que les FD. J’adore mon OM-1 pour les voyages, mais pour un usage intensif quotidien, je préfère le FTb qui est plus costaud et moins précieux.
En conclusion, le Canon FTb reste en 2025 une valeur sûre pour quiconque veut découvrir ou pratiquer sérieusement la photo argentique sans se ruiner. C’est l’appareil que je recommande systématiquement aux débutants qui me demandent conseil. Robuste, simple, efficace, abordable : que demander de plus ?